Au son des trompettes

Samedi oblige, petit billet pour l’opéra !
Aujourd’hui nous partons en Egypte avec
Aïda, « l’opéra pharaonique » du compositeur italien Giuseppe Verdi (1813-1901).

Aïda, se déroule en Egypte, à l’époque de l’ancien empire, choix non anodin de l’auteur, puisque Verdi fut mandaté par le khédive Ismaïl Pacha en janvier 1871. La première eut lieu au Caire le 24 décembre de la même année.

L’intrigue, adaptée des écrits de l’égyptologue français Auguste Mariette, est digne d’une tragédie grecque.

L’opéra s’ouvre sur un court prélude, annonçant sans attendre le canevas dramatique de l’oeuvre, par la forte opposition musicale entre grâce et violence.


(Prélude d’ouverture d’Aïda par le New York Philharmonic dirigé par James Levine au Metropolitan Opera House)
.

Radamès, capitaine égyptien, rêve d’être désigné par son pharaon pour conduire l’armée qui doit repousser l’ennemi éthiopien, afin de pouvoir lui demander, en guise de récompense, la jeune esclave Aïda, dont il est secrètement épris. Mais Aïda, qui l’aime en retour, n’est autre que la fille du roi d’Ethiopie, Amonasro.


(« Celeste Aïda », Vienna State Opera, 1984 (Luciano Pavarotti, tenor))
.

Le dilemme cornélien est en place : que choisira Radamès entre son amour pour Aïda et l’honneur qu’il doit au Pharaon ? Dilemme corsé de surcroît par les sentiments amoureux qu’éprouve pour lui la fille du Pharaon, Amneris.

Radamès est finalement choisi par le pharaon, suivant la volonté de la déesse Isis. Lui et ses soldats sortent vainqueurs de la bataille et reviennent triomphants aux portes de Thèbes.


(« Gloria all’ Egito » (« Les Trompettes d’Aïda »), Piazza Del Plebiscito de Naples, 2009, (orchestre du Théâtre San Carlo et la National Academy of Sainta Cecilia))
.

Amonasro, désormais prisonnier, supplie au roi égyptien de grâcier ses hommes. Aïda qui reconnait son père se joint à sa prière, suivie de Radamès. Le Pharaon exauce le souhait de Radamès en libérant les soldats éthiopiens, mais en gardant néanmoins le roi et la jeune esclave.

La veille du mariage de Radamès et d’Amneris, Aïda, accompagnée de son père, assiste avec douleur aux préparatifs et pleure sa patrie éthiopienne.


(« O patria mia » (Maria Callas, soprano))
.

Radamès la rejoint et lui répète son amour. Mais Amneris arrive et, pour protéger sa fille, Amonasro s’interpose et tente de tuer la fille du Pharaon. Radamès l’en retient et se livre finalement aux prètres du Pharaon. Aïda et son père s’enfuient.
De retour au palais, Radamès est condamné à être enterré vivant.
A l’heure du châtiment, Aïda le rejoint secrètement et l’accompagne dans sa mort.


(« Morir sì pura e bella » (Katia Ricciarelli, Jose Carreras, voix)
.

Aïda sera représentée au Stade de France le 2 octobre prochain.
Plus d’informations dans la rubrique Je veux le voir !!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s