Mireille ou ne pas Mireille ?

Depuis jeudi dernier, l’opéra du mois de Viva l’Opera! est Mireille. Arf, Mireille… La campagne, les champs de blé, la lavande… Nous voilà bien loin de Puccini et de Verdi.
Succéder aux grands italiens du genre et à son petit-frère Roméo et Juliette, la petite Mireille doit-elle en rougir ? En d’autres termes, jeudi prochain, on y va, ou non ?

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Mireille (Inva Mula) et Vincent (Charles Castronovo) - Opéra de Paris ©2009

Opéra de Charles Gounod, Mireille est née en 1864, soit trois ans avant Roméo et Juliette et cinq ans après Faust – connu pour « l’Air des bijoux » saccagé par la Castafiore d’Hergé.
D’après un livret du poète Frédéric Mistral, cet opéra en 5 actes eut beaucoup de mal à se faire une place parmi les grands. Relégué à l’Opéra Comique, c’est en 2009, sous l’impulsion du nouveau directeur de l’Opéra de Paris et metteur en scène, Nicolas Joël, que Mireille entre pour la première fois à l’Opéra Garnier. Non sans tumulte.

Drôle d’idée en effet que de proposer Mireille en guise d’ouverture de la saison 2009-2010 de l’Opéra de Paris et d’en assurer la mise en scène en prime. Cerise sur le gâteau, la première serait filmée et retransmise en léger différé à la télévision. Encore une nouveauté pour l’Opéra de Paris. Le ton de l’ouverture était donc donné et Garnier rhabillé ! Quoi de mieux que quelques fleurs pour fêter cet opéra provençal ?
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Le grand escalier d'apparat de l'Opéra Garnier fleuri pour la première de Mireille - 14 sept. 2009

Quant à la distribution, Nicolas Joël avait opté pour le maestro français Marc Minkowski, un chef au répertoire très large qui n’aurait aucun mal à diriger Mireille, et la soprano albanaise Inva Mula, pour le rôle titre. Si, si, vous connaissez Inva Mula. Du moins sa voix. Elle doublait le chant de la Diva du film Le 5e Élement de Luc Besson.

Mireille n’est pas le rôle le plus facile à interpréter, tant les registres changent d’un chant à l’autre et Inva Mula était en outre connue pour son piètre français. Qu’à cela ne tienne, les critiques furent unanimes quant à la brillante prestation de la soprano. Le partenaire d’Inva serait Charles Castronovo, ténor américain, dont la prestation fut elle aussi saluée.

La mise en scène était, elle, tout à fait traditionnelle, un peu trop peut être. Les personnages frôlent la caricature, ce qui a, semble-t-il, déplu à certains. Quelques sifflets à la tombée du rideau se sont fait entendre au milieu des salves d’applaudissements. Mais rien de grave. Et puis de toute façon, vous ne les entendrez pas, ils furent coupés au montage.

Car oui, la représentation donnée jeudi par Viva l’Opera! n’est autre que ce fameux concert d’ouverture ! Plus encore qu’un doux concert aux parfums de Provence, c’est une représentation historique qui nous est ici proposée.
Alors moi, je dis OUI.

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Pour plus d’informations sur Viva l’Opera!, c’est ici.


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