Portables, cotillons et mise en bouche

Après avoir clos l’année 2011 à l’Arsenal de Metz sous les cotillons de l’Orchestre National de Lorraine (*), je reprends ce soir ma place à la Philharmonie Luxembourg pour la suite des « Grands Orchestres » de la jolie dame luxembourgeoise.

Sur l’estrade, le New York Philharmonic et son chef, Alan Gilbert, interpréteront Beethoven, Stravinsky et Ravel. Et pour tout vous dire, ce concert sera l’occasion de quelques découvertes. 

Alan Gilbert, tout d’abord, dont je ne connais pas du tout la direction. Premier natif new-yorkais à diriger le NYP et fils d’une des violons de l’orchestre, Alan Gilbert m’apparait comme un chef très ouvert et avide d’inventivité. De ce que je peux lire de lui, il aime toutes les époques et met la composition en avant. Une place de « compositeur en résidence » à même été créée à sa demande, chose tout à fait nouvelle dans le monde classique. Le NYP lui doit de même l’arrivée d’un « artiste en résidence ». À croire que le nom d’NYP semble très cher au maestro Gilbert – ce qui, pour un enfant de l’orchestre ne serait après tout pas étonnant (son père y a lui-aussi été violon).  
Alan Gilbert est aussi ce chef dont les journaux se sont emparé ces dernières semaines. « Symphonie et sonnerie à la baguette » titrait Libération Next, « concert parasité » répond Le Figaro. Bref, la triste histoire d’une sonnerie de téléphone qui eut raison de la plus douce des variations de la 9e de Mahler, en plein concert du NYP. Gilbert interrompit le morceau jusqu’à ce que l’auteur éteignent enfin son objet de malheur (notez que je vous épargne ici un magnifique jeu de mot).

Le New York Philharmonic, ensuite. Le plus ancien orchestre symphonique américain, héritier des plus grands chefs – Mahler lui-même, mais aussi Bernstein, Boulez, Mehta, Maazel – et adoré de mon cher Muti.

Enfin, le programme, dont le mélange des genres, entre classicisme viennois pré-romantique et modernisme, m’intrigue beaucoup.

Vivement ce soir !

e!
(*) Rendez-vous ce week-end pour le récit d’un concert du Nouvel An façon madeleine de Proust et bulles de champagne, entre French Cancan, Galops et Marche de Radetsky. De Paris à Vienne, les bis foisonnent, les percussions frissonnent et mon petit coeur qui bat, qui bat. Toussa.

Et

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