Un passage au #ToyPianoWorldSummit de la @PhilharmonieLux

Comme annoncé, un étrange événement d’envergure internationale se tenait ce dimanche à la Philharmonie Luxembourg : le « Sommet mondial du piano jouet ». Une bonne fièvre avait bien failli me gâcher le spectacle. J’y suis finalement passée durant la dernière heure de cette journée portes-ouvertes, pour 20 minutes de concert, mais ce passage furtif s’est avéré beaucoup plus amusant que prévu.

21h. Arrivée dans le hall d’entrée, je me retrouvai nez à nez avec un sapin de trois fois ma taille, tout de boules et de guirlandes décoré. Photo ? Photo !
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Pendant que je m’attardais devant le sapin à essayer de prendre une photo potable, j’entendais le son si particulier du toy piano. Et il n’y en avait pas qu’un. L’aile ouest en était jonchée…
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A force de vagabonder dans la Philh, il était peut être temps de rentrer dans le grand auditorium pour aller voir ce qu’il s’y passait. Une performance commençait tout juste. Assise à la première place qui me tendait les bras, je regardais quatre femmes accroupies jouer de ce drôle d’instrument. L’une d’elle me faisait penser à quelqu’un. Plus précisément à une toy-pianiste chinoise dont j’évoquais un enregistrement dans mon dernier billet, et pour dire, ma seule référence puisque première joueuse de Toy Piano que j’avais écouté de ma vie : Margaret Leng Tan. A croire que toutes les joueuses de Toy Piano lui ressemblaient. J’empoignais le programme laissé sur le siège à côté de moi, et je vis son nom.
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Je vous avoue que je me suis retenue d’éclater de rire tellement je trouvais cette situation cocasse. Je débarquais les mains dans les poches à la Philharmonie, sans avoir la moindre idée de ce que j’allais entendre, et là, Margaret Leng Tan, la seule joueuse de Toy Piano que je « connaissais » se tenait à 20 mètres de moi, assise devant son petit instrument. Totalement fou.

J’ai volé quelques (affreux) clichés (oui, je ne suis pas une super photographe, mais je le vis bien) de mon idole du soir pour conserver un petit souvenir.
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S’agissant du concert, c’était totalement surréaliste et assez captivant. Les compositions étaient très hachées, en accord avec les mini-instruments. Petit quatuor de toy piano d’abord, puis deux autres pianistes ont débarqué sur scène pour un final à six sur John Cage et ses « Beatles » (si, si), entre toy-pianos et pianos. Il régnait une atmosphère inhabituelle dans le grand auditorium. Les longs soupirs insérés par Cage dans sa partition donnaient à cette performance saugrenue une dimension singulière et moi je n’étais pas déçue de la visite.

En sortant, j’espérais croiser Margaret dans les couloirs. Mais il ne fallait pas pousser. Alors j’ai fait une bise au grand sapin et je suis partie.

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