Il fallait que je vous le dise

Bon, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, mais je promets de revenir bientôt. Si, si, pour de vrai cette fois. (On y croit, on y croit.)

Mais avant de revenir pour de vrai, il faut que je vous le dise.

Il y a trois semaines, je l’ai vu. Oui, oui, je l’ai vu, LUI. Lui, lui, lui. Mais qui ? Lui !! Aaaaaaah.

.

Jonas_Kaufmann-22-photo_Gregor__Hohenberg_Sony_Classical-17x23cm_COL_300DPI_RGB
Jonas Kaufmann (© Gregor Hohenberg)

.
Où ça ? Tout près d’ici. Sur les planches de la Philharmonie Luxembourg. Boum. Jonas Kaufmann. A vrai dire, étant pas mal à côté de mes baskets ces derniers mois, j’avais laissé passer la date d’ouverture des ventes des places. Je pensais ne plus pouvoir en trouver. Que nenni. Joie du Luxembourg, il en restait tout un tas. Ahah ! (Mais vous êtes fous amis de la Philharmonie, vous êtes fous de laisser des places !) Et me voici donc, un 11 mai au soir, à 3 mètres de Jonas. Je dois l’avouer, j’ai souri bé(a)tement toute la soirée. 

Pour ceux qui ne connaissent pas Jonas Kaufmann, j’avais fait sa connaissance dans ce billet ci. Jonas, Jonas, Jonas. Le voir en vrai, je n’y crois toujours pas. 

Le ténor allemand interprétait ce soir là quatre Lieder de Mahler qui me rappelaient quelques souvenirs.  Lieder eines fahrenden Gesellen (« Chants d’un compagnon errant »). (Clic-cliquez sur « souvenirs » pour quelques explications) Un programme un peu déroutant pour un ténor puisque ces chants sont écrits pour un baryton. Mais ce bon Jonas n’a pas eu l’air de s’en soucier. Il faut dire qu’il fait partie des ténors à la tessiture sombre. Et les graves ne lui posent donc aucun problème. 

Evidemment on a adoré. Mais plus qu’un super ténor, était sur scène un homme terriblement généreux.

D’après le programme, Jonas chantait en première partie et disparaissait ensuite pour laisser l’orchestre de chambre de Vienne – Berlin (Kammerorchester Wien – Berlin de son vrai nom) seul en seconde partie. Du coup, une fois les Lieder achevés, nous avons eu droit à un petit bis. Et Jonas disparut.
Bou-hou.

Fin du concert, l’orchestre quitta la scène sous les applaudissements, puis revint. Et il n’était pas seul…
Jonas ! Le ténor était de retour. Applaudissements dédoublés du public. Nous avions droit à un second bis, youpi !

A la fin du bis, une ambiance du tonnerre régnait dans le grand auditorium. La salle était debout. Mon sourire montait jusqu’aux oreilles. Un salut, deux saluts. Les applaudissements ne faiblissaient pas. Jonas a fait un petit signe à l’orchestre. TROISIEME BIS ! Un homme a crié « Merci » depuis le fond de l’auditorium. Jonas a ri. Le public a applaudi. Moi, j’en souris encore devant mon clavier.

Et puis Jonas est parti. Pour de bon cette fois. Mais il avait laissé une salle heureuse. Un instant suspendu.
J’aime les instants suspendus. Pas vous ?

.
Voilà, je vous l’ai dit.

Merci, merci, merci Jonas, pour cette merveilleuse soirée.

.
Un clin d’oeil à ma petite Mamie partie rejoindre les étoiles il y a bientôt un an.

Elle sait pourquoi.

.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s