C’est décidé

Tous les ans, au mois de mai, c’est la même histoire. Dans le bus, accoudée contre la vitre, les écouteurs vissés dans les oreilles, je regarde sagement défiler la ville, les passants, les taxis, les poussettes, les panneaux de circulation, les panneaux publicitaires, les voitures en leasing (eh, c’est Luxembourg). Et puis, le décor s’immobilise et mon œil reste accroché sur une haute affiche colorée, une photo, un portrait plutôt, des traits connus, six chiffres. Et cette réaction : « Quoi, déjà ?! » Une saison s’achève, une autre est annoncée, et je me demande encore où sont passés les jours qui séparaient septembre dernier à…

Va, pensée, sur tes ailes dorées

En ces jours sombres où certains voudraient faire taire la musique comme ils voudraient anéantir notre liberté et notre âme, jamais je n’ai autant ressenti le besoin de vivre. Profiter de chaque instant. Aimer, rire, voyager, plus que de raison. Mais pour quoi faire de plus ?

Je ne connais rien à la peur de la mort. J’ai grandi dans l’insouciance d’une jeunesse heureuse, où je n’ai appris qu’à aimer et être aimée. Je ne sais pas ce qu’est de voir un proche tomber sous les balles, fuir la barbarie, réchapper à la torture.

#RME 2014 – Notes d’un voyage musical envoutant

Il y a deux semaines déjà, je vadrouillais dans les rues d’Evian à la recherche d’un incroyable auditorium « La Grande au Lac », une salle toute en bois que je vous présentais dans ce précédent billet. Un léger différend avec mon presque-GPS (la prochaine fois je m’en achète un vrai) m’avait fait arriver pas moins d’une heure en retard au concert du samedi soir. Autrement dit, la première partie du concert me passait sous le nez. Et quand votre week-end n’inclut que deux concerts et qu’en plus c’est une Truite de Schubert interprétée par Nicholas Angelich et le Quatuor Modigliani que vous loupez,…